Note de lecture
Les Femmes dans la Révolution française
par Jean-Marc Schiappa
Notre Ami et Camarade Libre Penseur Jean-Marc Schiappa poursuit sa quête de connaissance et d‘analyse de son sujet de prédilection : La Révolution française dont il est un Spécialiste reconnu, toujours sous l’ombre inspiratrice et tutélaire de Gracchus Babeuf. Même, il le reconnait lui-même, son nouvel Opus a été entamé depuis déjà quelques temps par d‘autres ; en ouvrant cette porte : les Femmes dans la Révolution française, il l’ouvre largement plus en allant plus loin, plus haut, plus fort et toujours ensemble. « Citius, Altius, Fortius – Communiter», devise des Jeux Olympiques.
On a dit en son temps de Charlemagne (qui n’a jamais inventé l’École, ni la poudre d’ailleurs) qu’il était « l’Athlète de Dieu », on pourrait dire alors que l’Auteur est « l’Athlète de la Révolution Française ». En basant ses travaux dans une dimension pluridisciplinaire, il repose les faits et les événements dans leurs contextes et leurs dimensions. L’action des Femmes a irrigué, nourri, complété, éclairé l’œuvre des Révolutionnaires de 1789. Il n’y a pas de Révolution française, s’il n’y a pas la Marche des Femmes les 5 et 6 cotobre 1789, c’est le point de bascule qui enclenche tout.
« En cherchant le Jupon » que beaucoup ont caché, car ils ne sauraient le voir, l’Auteur montre que les Femmes sont un baromètre, un indicateur et un métronome dans la Tourmente révolutionnaire, elles sont là et partout est surtout quand il faut, c’est-à-dire pas tout le temps. Leur présence témoigne toujours de l’importance du moment. Aussi bien dans le Camp de la Liberté que celui de l’Oppression et il sait trier le bon grain de l’ivraie. Bye, bye, Charlotte Corday et Olympe de Gouges.
Si la Révolution a su poser la Question de l’Égalité des sexes, elle n’a pu tout réaliser d’un coup, mais le Temps, le Grand-Ordonnateur de toutes choses l’accomplit. Un exemple, parmi tant d’autres : La Convention Montagnarde décrète le 24 Brumaire An II que les Citoyens sont libres de changer de nom et de prénom comme ils (elles) le souhaitent pour leur État-Civil. Aujourd’hui, depuis peu, il en est de même pour le Sexe (et le Genre) selon les mêmes modalités. La Révolution poursuit son œuvre inlassablement, malgré toutes les embuches.
Comment ne pas voir ce qu’induit cette déclaration de Georges Couthon, ami et camarade de Maximilien Robespierre : « Il suffit d’avoir fait quelques réflexions sur la nature de l’Homme pour s’être convaincu que la Femme est née avec autant de capacité que l’Homme : si jusqu’ici elle en a moins montré, ce n’est pas la faute de la Nature, mais celle de nos anciennes Institutions ». Et aussi celle de Babeuf : « Admettre l’Inégalité (de la Femme et de l’Homme), c’est souscrire à une dépravation de l’espèce ». Tout était dit et tout sera alors, avec le Temps, accompli.
Cet ouvrage est vraiment à découvrir, à lire et à méditer.
Christian Eyschen